Un petit ogre

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Il était une fois un petit ogre. Il etait très malheureux, car étant donné qu’il était si petit, personne ne voyait que c’était un ogre. Les gens semblaient ne pas l’apercevoir. Ils passaient près de lui comme s’il n’était pas là. Personne ne m’aime, pensait-il, ça saute aux yeux. Puis il continua à être malheureux. Mais comme à la longue on s’habitue à tout, ça lui arrivait d’oublier combien il était malheureux. Alors il se demandait pourquoi il était si petit. Car, malheureux qu’il fût, il était loin d’être bête. Comment cela se faisait-il qu’il soit si petit, puisqu’il était un ogre? Il avait déjà souvent réféchi sur cette question et soudain, un beau jour, il trouva la réponse. Sans doute il était si petit, parce qu’il avait été ensorcelé. Quelque part sur la terre, il devait y avoir une méchante fée qui l’avait ensorcelé à sa naissance.
Alors il se leva et courut le vaste monde, car si jamais il voulait devenir un vrai grand ogre, il lui fallait trouver la méchante fée et l’obliger à rompre l’envoûtement.  Le petit ogre voyagea d’un pays à l’autre, à pied, à cheval et en bateau, mais nulle part il trouva la méchante fée.
Épuisé d’avoir tant voyagé il rentra chez lui et se mit à réfléchir. Sûrement la méchante fée se cachait quelque part. Peut-être s’était-elle rendu invisible à l’aide d’une formule magique. Et maintenant qu’il n’avait plus la distraction des voyages et que l’espoir de jamais la trouver était parti en fumée, il était encore plus malheureux qu’avant.
Cela dura longtemps ainsi. Le temps passait et l’ogre vieillissait, mais il ne grandissait pas. Jusqu’au jour où il arriva quelque chose de bizarre. Le petit ogre sentit qu’au dedans de lui-même quelque chose se mettait à pousser. Au début c’était comme un petit pois, mais lentement ça grossissait et grossissait, comme une citrouille. Finalement le petit ogre sentit qu’il ne pouvait plus le contenir, et avec un gigantesque boum cela sauta. Le petit ogre n’a jamais su ce que c’était et de quoi ça avait l’air, car au même instant il éclata en mille morceaux, comme un plat de pouding qu’on laisse tomber et qui se brise sur le carrelage.
Son oeil droite s’élança vers le ciel et devint le soleil, son oeil gauche s’élança vers le ciel et devint la lune, le soleil était son oeil ardent et la lune était son oeil rêveur. Sa poitrine velu devint une steppe couverte d’herbe et ses épaules et ses genoux devinrent des montagnes arides. C’est alors qu’enfin tout le monde pouvait voir comment le petit ogre était grand. Tout le monde, sauf lui-même.
Et lorsque le soleil tape dur, les gens disent: – L’ogre se fâche.
Et lorsque le soleil couchant peint le ciel en rouge, ils disent: – C’est le sang de l’ogre.

 

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